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GREGOR MENDEL |
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Chaque
être vivant, animal comme végétal, présente un ensemble de caractéristiques
dont la plupart est transmise à ses descendants au cours des différentes
générations. Les caractéristiques qui sont transmises des parents aux
descendants sont des caractères héréditaires. Il s’agit entre autres:
- chez les
végétaux, de la forme, du poids et de la couleur des graines d’une
espèce, de la saveur d’un fruit ;
- chez les animaux ,
de la couleur du pelage; et chez l’homme en particulier, de la forme du
nez ( droit, crochu, épaté etc.), de la forme des pavillons des oreilles, de
l’aspect des cheveux ( crépus, plats etc.), de la couleur de la peau
(plus ou moins claire; plus ou moins foncée etc.), de la nature du groupe
sanguin (A, B, AB, O) etc.
Si certains de ces caractères sont présents au niveau de la descendance de façon discrète, d’autres par contre le sont de façon frappante.
L’homme qui
a attribué ces manifestations de la nature à la puissance divine, n’a pas
résisté à la tentation de les utiliser et même de les orienter à son profit :
ainsi, les éleveurs et les agriculteurs, depuis la nuit des temps, ont tenté
d’améliorer leurs productions en fonction de critères choisis et
quelquefois même de leurs caprices. Mais les méthodes quelque peu empiriques
utilisées par l’homme montrèrent rapidement leur limite. Insatisfait des
résultats de ses démarches, il décida de sonder ce mystère de la nature : il
comprit alors la nécessité d’une maîtrise du mécanisme de la
reproduction. A travers ses investigations, il découvrit que chez les végétaux
à fleurs, la fleur représentait l’appareil reproducteur et comportait
comme chez les animaux, des organes mâles et des organes femelles.
L’exploitation du matériel végétal porta chance à un moine autrichien du
nom de GREGOR Mendel (1822-1884). Selon ce que nous enseigne l’histoire
des sciences naturelles, ce moine, en 1865, eut le premier le mérite de se
servir de résultats d’expériences effectuées sur une variété de pois ( Pisum Sativum) dans le monastère,
pour expliquer de façon rationnelle et claire, le processus de
l’hérédité. En effet, Mendel démontra entre autres que les différentes
formes de caractères présents chez les individus sont déterminées par des
particules ou facteurs héréditaires ; ces particules encore appelées unités héréditaires,
sont invisibles et transmis de génération en génération selon des lois
statistiques : c’est dire donc que le comportement de ces particules peut
être clairement décrit et prévu. Selon toujours les résultats des travaux de
Mendel, chaque individu possède deux facteurs correspondants à un caractère
donné, l’un étant d’origine maternelle et l’autre,
d’origine paternelle. Ces deux facteurs sont totalement indépendants
l’un de l’autre, c’est - à - dire qu’ils cohabitent
sans se mélanger ni se contaminer. A son tour, l’individu ne transmet
qu’un seul des deux facteurs à chacun de ses descendants.
Les travaux du moine
furent envoyés dans de nombreux instituts scientifiques mais n’eurent
réellement un écho favorable dans le monde scientifique qu’à partir de
1900. En effet, indépendamment les uns des autres, d’autres biologistes
dont C. CORRENS, H. DE VRIES aboutiront aux mêmes conclusions que Mendel dont
ils citèrent par ailleurs les travaux.
En 1903, JOHANNSEN, un pharmacien danois, donna pour la première fois, le nom de « gènes » aux facteurs héréditaires décrits par le moine. En 1906, BATESON créa le terme « Génétique » pour désigner cette discipline naissante qu’est la science de l’hérédité. Avec la découverte des chromosomes et du comportement de ces constituants du noyau cellulaire au cours de la méiose, naquit la théorie chromosomique de l’hérédité dont le postulat est : « les gènes sont portés par des chromosomes ». Cette théorie, confirmée par des membres de l’équipe de l’Américain aux drosophiles T.H. MORGAN et leurs successeurs, permit de comprendre les lois de Mendel et surtout d’expliquer les exceptions apparentes à ces lois.
Enfin, avec le
développement de la biochimie et des techniques cytologiques, la connaissance
de la structure et des propriétés de l’acide désoxyribonucléique (ADN),
s’ouvrit l’ère de la génétique moléculaire, base du génie
génétique. Le génie génétique permettra à partir de 1970, de reproduire de
nouvelles formes de vie.
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