1) Pour ceux dont les enfants
sont des accrocs de la télé
2) Pour ceux dont les
enfants ont des difficultés scolaires
3) Pour ceux dont les
enfants sont complexés par l’état de pauvreté des parents
4) Pour ceux dont les
enfants manifestent un désintérêt total pour tout
5) Pour ceux dont les enfants
ont de bons résultats scolaires
1)Pour ceux dont les enfants sont des accrocs de la télé
La gestion
des émissions de télévision et ces derniers temps, des jeux vidéo, pose à la
plupart des parents d’élèves un véritable casse-tête chinois. Il n’est pas rare
d’entendre des parents déclarer : « Chez moi, il n’est pas
question de regarder la télé ni de jouer
aux jeux vidéo durant l’année scolaire ; les appareils sont dans ma
chambre et gare à la
personne… » ; et d’autres :
« Moi, je n’y peux rien ! Avec tous ces feuilletons qui passent,
qu’est-ce que vous voulez ? Le responsable de cette situation, c’est le
Gouvernement. Dans tous les cas, chacun doit savoir dans la vie ce qu’il veut
exactement … » etc. Dans ces deux cas extrêmes, les parents ne se soucient guère d’impliquer les enfants dans
la recherche d’une solution adéquate au problème posé. L’erreur que commettent
bien souvent des parents, c’est de penser que leurs enfants sont éternellement
des bébés et par conséquent, innocents : « Mon enfant est trop jeune
pour faire ceci ou cela » ; « Mon enfant est trop jeune
pour mentir et encore moins monter des intrigues » ; « Mon enfant est
trop jeune pour savoir ce que c’est qu’un engagement pris … » Etc.
Pourtant ! Les parents ont toujours appris à leurs dépens que les
promesses faites à leurs enfants (même ceux qui n’ont que deux ou trois ans),
doivent être tenues dans les délais, sinon,
ils seront « harcelés »
et même « traqués ». Si un enfant est conscient que respecter les
engagements pris est important, il doit être à mesure de comprendre également
que cela doit être réciproque, c’est à dire qu’il soit à mesure de respecter
ses paroles données aussi. Il n’est donc
pas trop tôt de confier certaines responsabilités à l’enfant surtout en
ce qui concerne l’organisation de son travail scolaire. Dans ce cas, il s’agit
pour lui de concilier travail et loisir. Le travail et le loisir ne s’opposent
pas mais plutôt se complètent. La télé ne peut constituer un handicap au
travail de l’enfant si ce dernier a une bonne organisation de travail. Les
parents vont l’aider à s’organiser. Ils demanderont alors à l’enfant de
proposer un plan de travail sachant que pour préserver sa santé, il doit
se coucher à partir d’une certaine
heure. Il propose alors les émissions de
la télé qui l’intéressent en tenant compte de ses obligations scolaires
(devoirs et leçons). Les parents discutent alors avec l’enfant pour voir dans
quelle mesure, ses propositions peuvent être mises en œuvre. Il s’agit encore
ici pour les parents, d’aider l’enfant à
définir lui-même un code de conduite à respecter. Ce code ne lui sera pas
imposé. L’enfant a sa personnalité et ne souhaite pas être pris à défaut par
rapport à ses engagements pris. Ainsi apprendra-t-il dès le bas âge à assumer
des responsabilités. Les parents veilleront alors au strict respect du code de
conduite en procédant à une évaluation hebdomadaire. Au besoin, l’enfant réajustera son emploi de temps.
2)Pour ceux dont les enfants ont des difficultés scolaires
Que l’enfant aie des
difficultés scolaires ou pas, les parents doivent être constamment à ses côtés pour le
soutenir. Le parent n’a pas besoin d’être un « matheux » ou un
« crak » en physique ou même lettré pour être utile à son enfant.
Beaucoup sont les parents analphabètes
qui se présentent régulièrement dans l’établissement pour savoir si leur enfant
se conduit bien en classe. Le simple fait de
s’intéresser à ce qu’il fait à l’école
constitue une grande motivation pour l’enfant car il se sent valorisé.
S’assurer que l’enfant est assidu aux cours, qu’il prend correctement ses
cours, qu’il est à jour de ses
cours ; et suivre ses devoirs de près, sont d’une importance capitale.
Combien de parents se dérobent de leur responsabilité en justifiant: « Ecoutez,
j’ai inscrit l’enfant dans une des écoles les plus chères ; et même que je
le fais encadrer à domicile par des répétiteurs. Et qu’est-ce que je récolte
dans tout ça ? Rien ! … » Logiquement, si l’enfant, en dépit de
cette grande mobilisation financière,
n’a pas de résultats scolaires satisfaisants, c’est tout simplement
parce que les principales causes du
problème ne sont pas encore identifiées. Dans une telle situation, les parents
doivent s’armer de patience, consacrer enfin du temps à leur enfant, échanger
avec lui pour comprendre ses problèmes afin de lui venir en aide. Ils doivent
l’encourager, le mettre en confiance et montrer leur disponibilité à l’aider.
Ils pourront alors prendre contact avec ses professeurs et l’administration de
l’établissement qui leur seront d’une aide précieuse.
Il ne s’agit pas de réprimander mais plutôt de comprendre pour agir avant qu’il
ne soit trop tard.
3)Pour ceux dont les enfants sont complexés par l’état de pauvreté des parents
Les parents ne doivent jamais avoir honte de leurs conditions
sociales. L’important pour les parents
est de faire vivre honnêtement leur famille. Ils doivent expliquer sans
complexe leurs conditions à leurs enfants et leur montrer combien ils se
battent pour les améliorer. Ils montreront à leurs enfants la valeur du
travail, seul moyen par lequel l’homme peut améliorer ses conditions .En fait,
c’est le comportement des parents qui déterminera celui des enfants. Un enfant
qui a appris à être humble, courageux et fier de ses parents n’éprouvera pas de
tels sentiments d’infériorité par rapport à ses camarades dont les parents sont
nantis. C’est donc un problème d’éducation. Ils les inviteront à réfléchir sur
l’adage populaire suivant : « On ne
peut se vanter que de ce qu’on acquiert soi-même par la sueur de son
front »..
4)Pour ceux dont les enfants manifestent un désintérêt total pour tout
Un enfant qui n’a aucune ambition et qui reste indifférent à tout ce qui l’entoure est un grand malade. Les parents doivent l’amener en consultation chez un médecin et au besoin chez un psychologue.
5)Pour ceux dont les enfants ont de bons résultats scolaires
L’enfant brillant tout comme celui qui a des difficultés en classe, doit être soutenu et suivi constamment par les parents. L’enfant doit être humble et disponible pour aider ses camarades en difficulté. Les parents doivent le féliciter et l’encourager par de petits cadeaux et même des voyages pendant les vacances en fonction bien entendu de leurs moyens. Il est indispensable qu’ils lui fassent comprendre que si les bons résultats leur font plaisir, c’est avant tout lui le premier bénéficiaire.
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